L'agriculture est mobilisée de longue date sur la préservation et la reconquête de la qualité de l'eau : une modification des pratiques de fertilisation a été opérée et le travail concernant les produits phytosanitaires est engagé avec le programme Ecophyto 2018 directement issu du Grenelle de l'Environnement.
L'engagement agricole Lorrain dans la cause environnementale serait toutefois imparfait si la pollution atmosphérique n'était pas prise également « à bras le corps ».
C'est ce constat qui a motivé le partenariat original, noué début 2010 entre Airlor, la Chambre Régionale d'Agriculture Lorraine et l'Association Lorraine pour la Promotion en Agriculture (ALPA, centre de formation disposant d'une ferme expérimentale) qui ont mis leurs expertises en commun.
L'agriculture, comme toutes les activités économiques ou humaines, participe à l'émission aérienne de composés comme les pesticides, le protoxyde d'azote (N2O), l'ammoniac (NH3), le méthane (CH4), et les particules fines (PM10).
Il est, d'ailleurs, fait très large cas de l'émission de méthane par les bovins et la part agricole dans les pollutions est très précisément mesurée.
Pour autant, la contribution positive des activités agricoles (puits de carbone) et tous les leviers à mettre en oeuvre pour l'améliorer par une adaptation des pratiques agronomiques, la gestion des effluents d'élevage sont, jusqu'à présent, peu analysés.
Or, l'agriculture peut concourir significativement et rapidement à l'atteinte des objectifs nationaux de qualité de l'air et de l'atmosphère, en complément des actions menées dans les autres secteurs d'activité.
Les premières conclusions issues de l'étude engagée révèlent que de nombreuses pistes méritent d'être approfondies et qu'une adaptation de pratiques peut avoir une incidence immédiate sur les émissions et sur leur durée d'impact dans l'atmosphère.
Bien entendu, ces pistes sont très dépendantes du contexte agro pédo climatique local et des pratiques agricoles courantes. C'est pour cela qu'il faut les valider en conditions réelles d'activité.
C'est dans ce but que les connaissances acquises feront très prochainement l'objet de tests grandeur nature sur la ferme de l'ALPA, très représentative des exploitations lorraines.
De plus, les savoirs acquis en ce domaine seront ainsi transférés « à la source » aux stagiaires de l'ALPA, futurs exploitants agricoles ou conseillers !
Affaire à suivre...